[Veille] La stratégie social média de Culturespaces

A la tête des projets web et nouveaux médias chez Culturespaces, Julia Da Costa élabore la stratégie réseaux sociaux de ses douze sites culturels.

Immersion au pays des likes.

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[Veille] Un musée de science… à quoi ça sert ?

La médiation scientifique peut-elle contribuer à la promotion de la paix ? Telle a été la question posée le groupe Traces, en collaboration avec l’association Graines de paix lors d’une journée dédiée au thème de la science médiatrice de paix, en préambule à la Journée mondiale de la science au service de la paix qui se célèbre le 10 novembre.

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Rencontre avec Claire Casedas, muséologue

Aujourd’hui, nous avons posé nos questions à Claire Casedas, muséologue. Rédactrice du blog Musée-Oh depuis 6 ans, elle vient de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat avec sa start-up FUN IN MUSEUM. L’occasion de parler de mise en scène de la culture.

Claire CasedasBonjour Claire, pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ? 

 A la suite d’une Licence d’histoire de l’art et d’un master Patrimoine, j’ai commencé presqu’avec évidence à travailler dans des musées d’art dans ma région : le musée des Beaux-Arts de Valenciennes, le Musée Matisse, au LAM de Villeneuve d’Ascq…

J’y ai monté mes premières expos et je garde des souvenirs inoubliables de tête à tête avec les œuvres des plus grands artistes : Duchamp, Man Ray, Arp… Mais pour être sincère, toutes ces expositions « aux œuvres alignées proprement avec un petit cartel à côté » m’ont progressivement ennuyé. Je rêvais déjà de toutes ces muséographies multimédias et ces parcours-spectacle que j’avais étudiés longuement dans mes deux mémoires de Master.

J’ai commencé une thèse en muséologie sur ces sujets. Puis j’ai intégré une agence où je suis devenue muséographe. J’ai enchaîné plus de 50 projets en 5 ans dans un rythme effréné, en mettant en sommeil mes envies de créativité et d’innovations voire parfois ma personnalité. En 2015, j’ai décidé de reprendre ma liberté et de créer ma start up FUN IN MUSEUM, spécialisée en muséographie et scénographie innovantes.

Qu’est-ce qui vous enthousiasme le plus dans la création de votre start-up FUN IN MUSEUM ?

 FUN IN MUSEUM est l’addition de tout ce que j’ai appris jusqu’ici. Ce qui m’enthousiasme le plus, c’est de pouvoir créer une structure qui me ressemble où l’innovation et la créativité sont au cœur des projets. J’ai envie de rêver d’un musée plus fou, plus fun et toujours plus accessible, ce qui n’exclut pas qu’il reste qualitatif dans les propos transmis et dans les expériences offertes.

carte postale Fun in Museum

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la « Disneylandisation » des musées leur fait perdre de vue leur but premier de transmission du savoir ?

Je leur dirai qu’ils n’ont rien compris et qu’ils restent bloqués dans un musée élitiste et conservateur, dans une culture avec un grand C qu’ils ne veulent partager qu’entre initiés. Apporter au musée le jeu, le spectacle, la surprise, l’expérience, l’imagination, le rêve, l’émotion, ne retire en rien sa capacité à transmettre quelque chose. Au contraire, c’est en multipliant ces formes attrayantes que le public se connecte avec le musée et apprend plus efficacement. Faire réagir, surprendre, éveiller la curiosité, font partie de la transmission des savoirs. Mais il faut que les expériences offertes ne soient pas dépourvues de sens, qu’elles reposent sur un discours et un scénario de qualité. C’est là qu’un muséographe entre en scène.

Quel est le projet muséographique sur lequel vous avez eu le plus de fun à travailler ? 

J’ai beaucoup apprécié travailler sur un projet sur les orgues, dans mon ancienne agence. L’objectif était de dépoussiérer l’image de cet instrument et de le rendre plus rock’n roll. J’avais imaginé un parcours où le visiteur déambulait dans l’orgue lui-même : dans les tuyaux, le vent, le clavier… La muséographie et la scénographie mixaient dispositifs multimédias et installations artistiques dans un esprit « steampunk ». Le client avait adoré l’esprit déjanté qui collait complètement au thème et au positionnement du musée. Mais le directeur artistique du projet, trop timoré, a préféré rester dans sa zone de confort et a réorienté la scénographie de manière plus « plan plan » et sans tralala. Quel dommage !

Claire, devant le War Museum de Bastogne inauguré au printemps 2014, un projet muséographique de 1600 m² qui l’a occupé pendant un an.

Claire, devant le War Museum de Bastogne inauguré au printemps 2014, un projet muséographique de 1600 m² qui l’a occupé pendant un an.

Grâce à votre blog, Musée-Oh !, vous faites découvrir votre vision du monde muséal à plus de 7000 visiteurs. Quel était votre objectif en créant ce blog ? Qu’est-ce qui vous pousse à continuer à l’entretenir ?

J’ai créé ce blog pendant ma thèse pour partager mes lectures, mes découvertes, mes coups de cœur. Il existait peu de blog sur les musées en 2010. Jamais je n’aurai imaginé un tel succès, en particulier avec la rubrique des musées insolites. Aujourd’hui, je publie moins souvent mais le nombre de fans continue de grandir et le lectorat est toujours aussi enthousiaste. Ce qui me pousse à continuer Musée-Oh!, c’est cet enthousiasme, le goût d’écrire et de partager. Ça m’amuse ! Et puis je vois Musée-Oh! comme la première étape dans mon aventure vers un musée plus fun. Cette vision ne m’a jamais quitté depuis et je la développe aujourd’hui de manière encore plus assumée avec FUN IN MUSEUM, qui en est la continuité.

Merci Claire d’avoir répondu à mes questions !

Rencontre avec Vanessa Chicout, attachée de presse

Aujourd’hui, j’ai décidé de donner la parole à quelqu’un que je connais bien pour avoir partagé son quotidien professionnel pendant 5 ans : Vanessa Chicout. J’ai travaillé avec Vanessa au sein de l’agence C-Comme Vous. A l’occasion d’un tournant dans sa vie pro, elle nous parle des relations presse, son métier.

Vanessa– Bonjour Vanessa, peux-tu nous présenter ton parcours professionnel ?

J’ai commencé par suivre mes premières amours et obtenu une licence de Lettres Modernes à l’Université Paris X-Nanterre. Un cursus très passionnant, avec des modules variés et enrichissants : Littérature pour la jeunesse, Littérature francophone, Poésie du XXème etc.

Après cette licence, je suis arrivée à un carrefour : continuer dans cette voie, et obtenir un Master en littérature ? M’orienter vers le professorat, qui est pour moi un métier de vocation ? Changer de voie? Oui, mais sans perdre mes acquis.

J’ai fini par m’orienter vers des études en communication et j’ai intégré le CESACOM en 2008 (une toute nouvelle école à l’époque). J’y ai découvert les joies de la communication et de l’alternance !

J’ai fait mes premiers pas dans une agence de Relations Presse, spécialisée dans le bricolage, la décoration, le jardin et la construction : l’agence C-Comme Vous. Au départ en alternance, ensuite en tant que salariée. Une expérience de plusieurs années !

– Cela fait 7 ans, si je ne me trompe pas, que tu travailles en temps qu’attachée de presse, quels sont les changements que tu as pu observer dans les méthodes de travail ?

Oui exactement, depuis décembre 2015, cela fait 7 ans que j’évolue dans le milieu des RP. De véritables mutations ont bouleversé notre métier. Principalement avec le web qui a déployé les canaux d’information. L’information est disponible partout, tout le temps et par tous. Les blogueurs et influenceurs prennent une place considérable et la manière de communiquer auprès des médias a radicalement changée. Il ne s’agit plus uniquement de s’adresser aux journalistes.

Vers qui doit-on communiquer, est une partie du changement mais où communiquer et comment aussi !

Les RP ne se cantonnent plus à la presse papier et web, elles englobent les réseaux sociaux et les médias alternatifs. C’est là qu’est apparu le terme  RP « 2.0 », voire « 3.0 » avec les communautés. Si l’on réfléchit, on se rend compte que la réputation et l’e-réputation ne font qu’un. L’image d’une marque se mesure en off ET online, de manière simultanée.

La digitalisation du métier a transformé nos méthodes de travail : on ne passe plus uniquement par le téléphone, le mail et le courrier papier pour toucher nos cibles. Les réseaux sociaux font partie intégrante de nos canaux de communication. Sans parler de l’utilisation des réseaux et médias sociaux indispensables pour les marques, mais aussi les communicants.

Le temps passé sur internet a profondément modifié nos méthodes de travail. Et cela est valable pour la presse submergée par des centaines de mails et de mentions par jour !

– Pourquoi as-tu ouvert un blog sur les RP : P.R.I.S.M. ?

prism-logo-newC’est une bonne question ! J’ai toujours aimé écrire. Il m’arrive encore d’écrire quand je trouve le temps, l’occasion. Parallèlement à ça, j’ai eu plusieurs blogs dans des domaines très différents. A un certain moment je me suis dit que je voulais partager mon point de vue sur mon métier et sur la communication en général. L’idée a mis du temps à prendre forme, car j’avais peur de ne pas avoir assez d’expérience. Avant de me lancer, je me suis souvent dit qu’il existait déjà beaucoup de très bons blogs sur le sujet et je me suis questionnée sur ma légitimité. J’ai finalement pris mon courage à deux mains et j’ai fini par ouvrir P.R.I.S.M (pour Public/Press Relations, Internet and Social Media) ou je parle des RP, de com et de social media. Des sujets qui me passionnent !

Les échos sont positifs et me confortent dans l’idée que j’ai pris la bonne décision.

– As-tu un conseil à donner à des étudiants qui voudraient se lancer dans le métier ?

De foncer ! Les RP sont sous-estimées et très souvent à peine évoquées dans les cursus de communication générale. Il y a beaucoup de choses à y faire et toutes les mutations ont un impact très positif sur notre métier. On redéfinit sans cesse les lignes, les codes changent et bougent. 

Et puis il y a une certaine fierté de se savoir hommes et femmes de l’ombre. Nous propulsons nos marques sur le devant de la scène via les médias, et c’est gratifiant. 

Et puis c’est toujours drôle d’essayer d’expliquer notre métier !

– Des projets, des envies pour l’avenir ?

Je démarre une toute nouvelle aventure RP dans une nouvelle agence ! Je suis très enthousiaste et j’ai hâte d’évoluer au sein de cette nouvelle équipe. C’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à moi.

J’aimerais également continuer et faire progresser mon blog, ainsi que du bénévolat. 

Merci Vanessa, d’avoir répondu à mes questions ! N’hésitez pas à la suivre sur twitter et pinterest.

Rencontre avec Laurence Despins, consultante en communication éditoriale

Aujourd’hui, j’ai posé mes questions à Laurence Despins. Nous avons travaillé ensemble pendant de nombreuses années, lorsque je travaillais comme attachée de presse en agence et elle, comme journaliste dans la presse décoration. Aujourd’hui à la tête d’une société de conseil en communication éditoriale, elle met ses compétences de rédaction aux services des entreprises.

Laurence Despins– Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

Après des études de journalisme (IPJ Paris), j’ai commencé à travailler en presse quotidienne régionale (Ouest France), puis je me suis tournée vers le magazine pour me spécialiser en presse déco. J’ai été journaliste free lance pendant 5 ans, puis rédactrice en chef adjointe de Maison Créative, rédactrice en chef de Votre Maison Votre Jardin, et ensuite chef de rubrique à Maison & Travaux. En 2014, lors de la vente de ce titre par le groupe Lagardère Active, j’ai décidé de me lancer dans la création d’entreprise et de mettre mes compétences éditoriales au service des entreprises.

– Ecrire pour un magazine et écrire pour une entreprise, est-ce la même chose ?

L’éthique professionnelle impose au journaliste de donner les informations les plus objectives possibles, tandis que les informations données par une entreprise vont forcément orienter le lecteur vers le choix de ses produits ou services. Car le but final n’est pas le même : le magazine vend son information, tandis que l’entreprise la diffuse dans le but de s’attirer des clients. Mais dans les deux cas, il y a à mettre en place et à respecter une ligne éditoriale, c’est-à-dire à définir et à délimiter le champ des sujets que l’on va traiter et aborder. La question n’est pas seulement « qui parle », elle est aussi et surtout « à qui on parle ». Pour le magazine, c’est à une communauté de lecteurs. Pour une entreprise, c’est à une communauté de clients. Et les informations données doivent évidemment satisfaire ceux à qui elles s’adressent.

– Pourquoi faut-il communiquer quand on est une entreprise ?

D’abord, pour se faire connaître et accroître sa notoriété. Et aussi se poser comme un expert dans son domaine, pour s’attirer des nouveaux clients tout en confortant voire fidélisant les clients déjà acquis. Enfin, pour montrer un certain nombre de valeurs que l’on souhaite véhiculer, en plus de tous les bénéfices que l’on apporte à ses clients. Bref, pour se doter de l’image la plus positive possible.

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– En quoi votre expérience de journaliste vous aide-t-elle pour écrire un dossier de presse ?

En tant qu’ancienne journaliste, je sais d’abord écrire, mais surtout je comprends vite quelles informations vont être intéressantes pour un(e) journaliste. Le dossier de presse est utile pour mettre en avant de manière positive et structurée l’ensemble des informations qu’une entreprise souhaite diffuser. Mais je mets aussi à profit mes compétences rédactionnelles pour bâtir les lignes éditoriales de blogs d’entreprise et écrire régulièrement des articles pour eux, ce qui permet de diffuser directement les informations à leurs clients via les réseaux sociaux, et augmenter ainsi le trafic des sites web de mes clients.

Merci Laurence d’avoir répondu à mes questions !

Rencontre avec Laura Marchand et Vera Duin d’izi.TRAVEL

Lors de la dernière édition SITEM, à la cité de la mode et du design à Paris, j’ai rencontré Laura Marchand et Vera Duin, sur le stand d’izi.TRAVEL. En charge, du business developpement pour la France et la Suisse, elles nous parlent d’application mobile au service des institutions culturelles et de leurs visiteurs.

Web– Pouvez-vous nous présenter izi.TRAVEL ?

Capture d'écran 2016-01-21 22.18.09Comptant plus dun million et demi de téléchargements, izi.TRAVEL est la première plateforme de narration au monde de guides multimédia basés sur la localisation. Accessible gratuitement sur le Web et sur lapplication mobile pour tous les principaux smartphones, izi.TRAVEL offre à ses utilisateurs une expérience immersive, interactive et personnalisée jusquici inégalée. Linterface multimédia permet aux voyageurs de découvrir le monde grâce à des visites multilingues alliant art et culture, émaillées dhistoires locales et dexpériences de voyages. À lheure actuelle, izi.TRAVEL présente plus de 1 800 visites de villes et 700 guides de musées dans plus de 350 sites à travers le monde. Les guides sont fournis directement par les organismes culturels et touristiques ainsi que des spécialistes passionnés souhaitant partager leur savoir-faire et leur inspiration.

chiffres izi.TRAVEL

– A qui s’adresse l’application ?

La plateforme web et l’appli mobile s’adressent pour la création aux professionnels mais aussi à toute personne qui veut créer un audioguide comme les guides-conférencier par exemple. L’application étant gratuite, chaque visiteur peut télécharger les visites extérieures ainsi que les audioguides qui l’intéresse lors de ses voyages partout dans le monde. Il suffit d’une connexion et le tour est joué !

– izi.TRAVEL participait pour la première fois au SITEM cette année. Quels étaient vos objectifs, vos attentes ? Qu’en avez-vous retiré ?

20160114_123923Notre premier objectif était de nous faire connaitre en France. Le deuxième objectif était de trouver des partenaires créateurs d’audioguides. Nous avons réussi ! Nous avons eu de très bons contacts professionnels : des associations de musées, des entreprises qui créent du contenu pour les musées aussi, aussi beaucoup d’étudiants très intéressés par izi.TRAVEL. Ils peuvent également utiliser izi.TRAVEL avec un passcode, qui permet de consulter le contenu sans publier l’audioguide au grand public.

izi.TRAVEL était présent aussi à Museum Connections, à la porte de Versailles et sera présent à CTM également. Nous avons fait notre premier salon lors du 30ème Congrès des offices du tourisme à Dijon en septembre 2015 également.

– Laura, pouvez-vous me dire quels sont les arguments pour convaincre les musées qu’izi.TRAVEL est LA solution pour leurs audioguides ?

museum copyC’est un outil simple pour créer des audioguides ou transférer des audioguides existants rapidement et sans budget. L’interface utilisateur est intuitive et permet à tous de fabriquer un outil de médiation personnalisé. C’est une application de storytelling pour le monde entier qui cherche à faciliter l’expérience touristique du visiteur. Les textes existants pour les visites dans les musées peuvent être réutilisés. Pour l’audio, un simple enregistrement avec un téléphone peut suffire. C’est simple d’utilisation et c’est gratuit !

Avec ses nombreux utilisateurs à travers le monde, izi.TRAVEL est aussi une solution pour attirer plus de visiteurs au niveau mondiale. Géolocalisés grâce à leurs smartphone, izi.TRAVEL montre aux utilisateurs les parcours autour d’eux.

[Plus d’informations sur la création de contenu sur izi.TRAVEL dans cet article sur le blog du Coutelas de Ticeman.]

– Vera, avez-vous des partenariats privilégiés avec des musées ou institutions culturelles ?

coupleOui, plusieurs et ça fait plaisir ! En France, par exemple, nous travaillons avec le Musée des Beaux Arts de Lyon. Ce beau musée a ses propres applications mobiles, mais afin d’avoir une visibilité mondiale et pour stimuler l’utilisation, plusieurs parcours sont disponibles sur l’appli izi.TRAVEL. Avec succès ! A Lyon, Historical.cities.org a transféré leurs 6 visites UNESCO dans 4 langues sur notre plateforme, a travaillé sur le système de gestion du contenu (CMS) et les a publié sur izi.TRAVEL. Entre autre en chinois ! Résultat : ils sont maintenant géolocalisés donc plus faciles à utiliser pour les touristes, et accessible aussi hors-ligne !

A Genève, il y a vraiment le concept de “Smart City”, la ville intelligente. Les musées et les parcours de la ville sont tous sur izi.TRAVEL et en plus, il y a beaucoup d’autres parcours intéressants. La ville de Genève a choisi d’avoir une seule application mobile qui fonctionne aussi bien pour des audioguides dans les musées que pour les parcours en ville. Comme la technologie de izi.TRAVEL fonctionne bien et est gratuite, les ressources peuvent maintenant être allouées à la création des belles histoires, d’un contenu inspirants pour les visiteurs ! Nous pensons que ceci va être la tendance : utiliser une plateforme ouverte et gratuite comme izi.TRAVEL pour la technologie, sans souci et plus durable, et allouer des ressources sur la création d’histoires éducatives, amusantes et intéressantes pour les visiteurs.

N’hésitez pas à télécharger l’application izi.TRAVEL pour windowsphone, android, iOS, les guides sont également disponible à partir d’un ordinateur sur le site izi.TRAVEL.

Pour une première aperçue de l’appli, nous vous conseillons une visite au cœur des grands crus de Bourgogne, écrite par l’UNESCO.

Merci Laura et Vera d’avoir répondu à mes questions !

Rencontre avec Aurélien Guillois, entrepreneur culturel

Aujourd’hui, j’ai posé mes questions à Aurélien Guillois, entrepreneur multifacettes du secteur culturel.

Aurelien_Guillois– Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

Après avoir travaillé dans différents festivals et associations culturelles, j’ai co-fondé et dirigé pendant un peu plus de 5 ans FormART, un bureau de production qui accompagne des petites entreprises artistiques spécialisées dans le spectacle vivant. Attentif aux mutations entrepreneuriales qu’apporte la transformation digitale, j’ai récemment monté La French Team une agence de conseil pour les entrepreneurs, avec une attention particulière aux nouveaux usages numériques. Enfin, parallèlement au développement du site cultureveille.fr, je construis un projet à destination des entrepreneurs des secteurs culturels et créatifs.

– La fibre de l’entreprenariat, elle vous vient d’où ?

Adolescent, je me suis rendu compte qu’il fallait que j’initie mes propres projets si je voulais pouvoir vivre la vie dont j’avais envie. Au Lycée, j’ai très vite été sollicité pour monter une association qui organisait des concerts et soirées de musiques électroniques en Normandie. L’importance de la posture entrepreneuriale ne s’est confirmée à mes yeux que suite à mon entrée dans un incubateur en 2010 pour développer ma première entreprise.

– Quelles sont les compétences essentielles pour créer une entreprise dans le secteur culturel ?

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Cette phrase est issue d’une rencontre professionnelle qui a eu lieu à Dijon cette année. Ce que je retiens de mon expérience, c’est surtout qu’il faut coûte que coûte poursuivre son projet qu’elles que soient les critiques et les “mauvaises” habitudes auxquelles votre secteur d’activité essaye de vous ramener. Le secteur culturel est en pleine mutation mais il est riche d’une multitudes d’acteurs qui tentent de faire preuve d’adaptation, d’innovation. J’ai fait le choix d’accompagner les acteurs qui ont envie de tirer partie des nouvelles technologies et d’aider des talents à émerger dans un secteur complexe.

cultureveille_revue_presse_politique_culturelle– Vous avez ouvert cultureveille.fr depuis presque 10 ans, quels étaient vos objectifs à l’époque ? Et maintenant ?

Le site internet dans sa version actuelle n’existe que depuis cette année, auparavant la revue de presse sur les politiques culturelles était proposée essentiellement à travers un forum et des réseaux sociaux. Il y a un peu plus de 10 ans, quand j’ai commencé cette initiative, j’étais étudiant. Il n’y avait pas d’objectifs autres que de partager par email des articles de presse avec mes camarades de formation. D’année en année, au fil de mes études, stages, et divers emplois, le nombre de destinataires intéressés par le sujet a naturellement augmenté et j’ai décidé de développer cette veille.

Aujourd’hui, ce site accueil environ 80.000 visiteurs chaque mois et permet de recenser tous les articles sur une seule et même plate-forme pour permettre aux lecteurs de faire des recherches dans l’historique et accéder à d’autres articles en lien avec le sujet. Je dois encore intégrer un millier d’articles qui ont été collecté entre 2006 et 2011 pour proposer un meilleur suivi. Mon souhait est aussi de construire une communauté active pour permettre aux étudiants et professionnels d’y publier des tribunes et des conseils afin de rendre l’usage du site plus collaboratif et plus pertinent pour ses lecteurs.

– En quoi la veille peut aider l’entrepreneur ?

Si il veut pouvoir prendre les bonnes décisions, s’adapter et saisir de nouvelles opportunité, l’entrepreneur se doit d’être informé et rester en interaction avec son écosystème.

J’ai parfois reproché à certains de mes collègues de ne pas être assez attentifs aux changements d’usage, aux nouveaux outils, aux nouvelles tendances dans d’autres secteurs d’activité, aux attentes et besoins de leurs partenaires. Qui sont les spectateurs d’aujourd’hui et de demain, comment et pourquoi interagissent-t-ils avec les évènements, les oeuvres, les médias… Quelle place a la culture à leurs yeux ? Il m’apparaît par ailleurs difficile de proposer une réponse professionnelle pertinente si on n’est pas en phase avec son marché. Être en veille, c’est être avant tout attentif au monde qui nous entoure et nous avons la chance aujourd’hui qu’Internet soit un outil formidable pour ça.

Merci Aurélien d’avoir répondu à mes questions !