Flûte à bec : Doen Daphne d’over schoone Maeght de Van Eyck

La particularité de Van Eyck : un thème et des variations. Cela le rend non seulement intéressant mais surtout souvent très techniques.

J’ai joué le thème ainsi que la première variation il y a une quinzaine d’année pour un examen de fin d’année. Je suis en  train actuellement de retravailler ces deux morceaux et d’attaquer les 2ème et 3ème variations. Vaste programme mais cela me permet de retoucher mon instrument et de retrouver de la dextérité.


Le mythe de Daphné et d’Apollon

C’était une chasseresse qui se consacra elle-même à Artémis, déesse de la Chasse, et, comme la déesse, elle refusait de se marier. Leucippos fut le premier de ses soupirants. Il était parvenu à s’introduire parmi les suivantes d’Artémis en se déguisant en jeune femme. Apollon, jaloux et connaissant la vérité, conseilla aux chasseresses de se baigner nues dans une source à l’onde claire ; l’imposture de Leucippos fut ainsi découverte, et le malheureux jeune homme fut battu à mort par les vierges en colère. Mais Apollon s’était moqué d’Eros, alors ce dernier lui décocha une flèche d’or, celle qui rend follement amoureux, et réserva une flèche de plomb à Daphné pour la rendre indifférente. Malgrè ses talents de devin, Apollon ne s’aperçut de rien car tout le monde sait que l’amour rend aveugle même les plus clairvoyants. Il était de plus en plus amoureux de Daphné d’autant plus que c’était son premier amour mais elle repoussait toujours ses avances, alors il la poursuivit à travers bois. Alors qu’Apollon allait la rattraper, elle pria Zeus ou son père de l’aider et celui-ci la transforma promptement en laurier (daphné, en grec). Désolé de sa métamorphose, Apollon en fut réduit à cueillir une branche pour orner sa lyre et son carquois, et il fit du laurier son arbre sacré.

(Extrait du site mythologica.fr)

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Flûte à bec : Rondeau de Purcell

Rondeau from Abdelazer de Henri Purcell (1659 – 1695)

Ce blog, ma nouvelle installation en province, ma nouvelle « carrière », tout cela m’a donné envie de me remettre à la flûte à bec. En ce moment, je travaille ce rondeau de Purcell. Je suis en général assez fan de la musique anglaise du XVIIème siècle. J’avais préparé pour l’épreuve du bac de musique un morceau de Thomas Morley. C’est à cette occasion que j’ai découvert cette période musicale anglaise. Je suis encore à la recherche d’une vidéo ou d’un enregistrement des fantaisies de Morley pour vous faire découvrir ce morceau.

Flûte à bec : la Bataille de Van Eyck

Batali de Jacob Van Eyck (1590 – 1657)

Encore un morceau assez important pour moi. J’ai joué ce morceau en solo au début de mes études musicales. Plusieurs années plus tard, j’ai joué ce morceau en trio avec des amies, dans un ensemble de musique baroque. Pour 3 personnes ce morceau est vraiment très impressionnant. Le thème est joué par les trois parties les unes à la suite des autres. Le public a alors l’impression d’être sur un champ de bataille avec les différents évènements qui se succèdent de chaque côté de la scène. A joué, c’est un régal !

Flûte à bec : Sonate de Bigaglia

Sonate en La Mineur de Diogenio Bigaglia

C’est un morceau très emblématique pour moi. Je l’ai joué en 5ème année. Il m’a hanté pendant quelques années à telle point que je l’avais mis en sonnerie de portable !

Bigaglia est né en 1676 et meurt en 1745 à Venise. Son oeuvre se compose d’œuvres vocales sacrées et profanes.

Flûte à bec : La Follia de Corelli

Un de mes morceaux préféré, la très belle Follia d’Arcangelo Corelli (1653-1713).

Les Folies sont à l’origine des danses assez rapides. Elles deviennent populaires en Italie et en France au cours du XVIIème siècle.

La douzième sonate de l’opus V (1700) « Follia » (Thème et 23 variations) est d’un seul tenant, contrairement aux autres. Cette pièce rendra Corelli tellement célèbre qu’on lui attribua parfois la paternité du thème alors que d’autres l’avaient déjà exploité auparavant (comme Lully ou Marais en France).

Flûte à bec et enseignement musicale

flûte à bec 2

J’ai pratiqué la flûte à bec en école de musique pendant plus de 10 ans. J’ai choisi cet instrument à 9 ans. Je ne sais pas bien pourquoi, personne n’est musicien dans ma famille, mais j’ai adoré toutes ces années à pratiquer avec un professeur formidable et des amies géniales.

A la rentrée, l’arrêt de la flûte à bec dans l’enseignement secondaire a fait beaucoup parlé. Pourquoi ? Probablement parce que c’était un symbole de l’enseignement musical. Qui n’a pas trimballé dans son cartable une flûte en plastique qui faisait un son horrible ?

J’ai été particulièrement impressionnée par le « scandale » autour de l’arrêt de cet enseignement. Et contrairement à ce que mes amis pensaient, j’approuve totalement !

J’ai eu très peu de cours de flûte à bec en 6ème ; le professeur n’arrivait pas vraiment à faire apprendre les doigtés de cet instrument plus complexe qu’il n’y paraît à une classe de 25 élèves. Les 3 années suivantes, notre enseignante avait pris le parti d’abandonner la flûte à bec pour la remplacer par des métallophones. Avec cet instrument comme base, elle pouvait donc apprendre à ses élèves les bases du solfège : une note sur la partition correspondait à une touche. C’était simple. Elle a donc pu nous apprendre des morceaux plus intéressants que si elle avait dû nous apprendre la flûte à bec, où une note sur la partition correspond à un doigté.

Avec les années, je ne peux que la remercier ! Pour moi, l’apprentissage de la musique ne doit pas être une obligation, une corvée. Cela doit rester un loisir. Ecouter/faire de la musique, c’est un plaisir que chacun doit pouvoir s’offrir. Forcer l’apprentissage d’un art fini toujours par rebuter. Personnellement, j’avais commencé l’apprentissage de la flûte à bec AVANT le collège, et je ne suis pas sûre que je l’aurai fait pour mon plaisir si mon premier contact avec cet instrument, et avec la musique au sens plus large, avait été à l’école. Pendant ses cours, cette enseignante nous faisait jouer de la musique, chanter… Ce n’était pas forcément nos musiques préférées, mais c’était simple, accessible, facile. Et finalement, je pense que c’est tout ce qu’on peut attendre d’un enseignement artistique d’une heure par semaine en classe complète.

Apprendre la flûte à bec, avec un instrument en plastique au son strident, dans une classe bondée, avec 30 autres flûtes à bec qui vous piquent les oreilles : IMPOSSIBLE !

Apprendre le solfège en lisant une partition sans pouvoir la jouer ? Barbant !

Jouer le thème de « We are the champions » au métallophone, taper sur différentes partitions le rythme du Boléro de Ravel, ça c’était fun ! Alors, pour ça je dis : merci Mme Volle.

Alors, je suis assez contente de l’arrêt de l’enseignement de la flûte à bec au collège. Cela ne va pas aider à faire connaître cet instrument que j’apprécie particulièrement, mais cela va au moins arrêter de lui donner cette image si méprisable de « sous-instrument ». Non, le son d’une flûte à bec n’est pas ce bruit aiguë et strident qui sortent des ces tubes en plastiques vendus au supermarché. Non, les flûtistes ne sont pas des musiciens étranges qui font de la musique de vieux.

Un article à lire sur Rue 89 : Les traumatisés de la flûte au collège balancent