Rencontre avec Jacques Lemoine, directeur chez Art Siaci Saint Honoré

J Lemoine ARTAujourd’hui, nous avons posé quelques questions à Jacques Lemoine, spécialiste de l’assurance des oeuvres d’art.

1- Bonjour Jacques, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
J’ai 40 ans d’expérience en compagnie d’assurance puis dans le domaine du courtage en 2000 en tant que Directeur chez Gras Savoye Fine Arts, avec une « expertise » en assurance des Œuvres d’arts, au bénéfice des particuliers mais aussi des professionnels de l’art, des expositions, des institutions muséales en France comme à l’international.
Membre de l’Association Art & Droit et de l’AFROA, je suis aussi  diplômé du brevet professionnel de l’Ecole Nationale d’Assurance et titulaire d’un Certificat de Sureté et Sécurité/CNPP.
J’enseigne par ailleurs l’assurance de l’Art en Master dans plusieurs universités notamment dans le cadre du Master II Régie des œuvres à l’Université Jules Verne à Amiens, mais aussi à l’IESA, au CIPAC ou dans le cadre de  l’INP tout en participant à des colloques (Icom, Afroa, …) ou des études pour l’Observatoire du Marché de l’Art .
Depuis 2014 je mets mes qualités relationnelles et professionnelles au service du cabinet A.R.T. pour continuer à apporter mon savoir-faire spécifique au monde muséal et institutionnel,

logo_a.r.t2- Pouvez-vous nous parler de votre entreprise, A.R.T SIACI SAINT HONORE ?
Le cabinet de courtage d’assurance A.R.T, sous la présidence de Judith Goldnadel, est  une société spécialisée/dédiée à l’assurance des œuvres d’art au sein d’un grand groupe de courtage d’assurance français.
Depuis vingt ans, s’appuyant sur son réseau international, sur ses connaissances complémentaires en assurance ET en marché de l’art, A.R.T crée des polices d’assurances spécifiques pour des produits Tous Risques Œuvres d’art adaptées et personnalisées selon le client, Particulier, Fondation, Musée, Professionnel de l’art avec des compagnies d’assurances françaises ou au Lloyd’s.
Filiale du groupe SIACI SAINT HONORE, 4ème groupe français de courtage et de conseil en Assurance composé de près de 1600 collaborateurs à travers le monde avec un chiffre d’affaires de 259 millions d’euros en 2014 !

3- Assurer un musée, une exposition, un transport d’œuvre est-il obligatoire ?
Non, clairement non, cette assurance ne fait pas partie des assurances obligatoires au sens légal du terme. Toutefois il ne faut pas méconnaître la législation française, le Code civil évidemment, qui précise que l’on est responsable du bien qu’on nous confie, dont on a la responsabilité ou que l’on a sous sa garde !
De ce principe, il résulte que les œuvres qui sont empruntées à titre quelconque se doivent d’être assurées ; en effet miroir il appartient à l’emprunteur d’assurer les œuvres d’art sous sa «garde» temporaire ou permanente .
Sans être juriste , on comprendra aisément la responsabilité qui pèse sur ceux qui exposent, ceux qui manipulent, ceux qui transportent des œuvres d’art dont l’ aspect artistique et financier en font des objets sensibles.
Paradoxe : sans être « obligatoire » les œuvres d’art se retrouvent toujours assurées dès lors qu’ elles ne vous appartiennent pas.

Consulter la plaquette A.R.T pour les professionnels de l’art.

4- Peut-on, et doit-on, assurer une œuvre d’art que l’on possèderait à titre personnel ?
Changeons de domaine pour entrer dans une relation de l’ordre de l’intime, dans un monde patrimonial, artistique mais aussi financier .
Au-delà des grands collectionneurs, les particuliers ont en général une aversion pour l’assurance en général mais aussi/surtout pour celle des œuvres d’art ; certainement expliqué par les années 1980 ou a été instituée une déclaration obligatoire aux services fiscaux, par les compagnies d’assurance, des contrats. Mais il faut absolument noter qu’une ordonnance et des décrets en 2004 ont supprimé cette obligation.
Alors raisonnons autrement, c’est à dire sans assurance : la perte d’œuvres d’art est une amputation de la mémoire, de son histoire « généalogique » quant à la transmission à ses héritiers ; plus aucune possibilité d’avoir recours aux moyens juridiques et policiers pour retrouver son bien. Une perte financière aussi, ne l’oublions pas que ce soit un achat spéculatif ou artistique ou de cœur. On remarquera donc que l’absence d’assurance est à moyen ou long terme un appauvrissement certain dans tous les domaines : quelle perte !

Consulter la plaquette A.R.T pour l’assurance des collectionneurs.

5- Avez-vous un conseil à donner à ceux qui souhaiteraient assurer une œuvre ?
Ce conseil est toujours le même : la confiance, car dans ce domaine l’assurance des œuvres d’art oscille, permettez-moi cette expression, entre cœur et argent. Confiance en un intermédiaire d’assurance , son approche raisonnée, risque de dommages et coût de l’assurance, confiance pour le placement auprès d’assureurs spécialisés (peu nombreux mais  ils existent), pragmatisme fait donc force de loi au-delà des inquiétudes légitimes. Cette confiance doit être réciproque envers vos intermédiaires d’assurance, qui sauront adapter vos exigences, vos demandes avec des contrats sur-mesure dont le coût ne sera jamais prohibitif, n’ayez pas d’idées préconçues sur ce sujet en particulier.
Essayez !… Faites-moi confiance !

Merci Jacques d’avoir répondu à mes questions !

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